Café...mais surtout débat !

Aux alentours de 19h, jeudi 12 Avril, près d’une vingtaine d’étudiants se sont réunis ipso facto pour échanger sur un sujet qui les importent et surtout poussés par un intérêt commun : l’Afrique. Une première pour l’AEDA, en partenariat avec le pôle Afrique Moyen-Orient d’HEIP. Le débat portait sur le thème suivant, la part de responsabilité de la diaspora dans le développement du continent. Il était ouvert à tous, il n’y avait donc pas que des africains.

« Pour vous, que signifie le mot diaspora ? », première question lancée.
Le débat s’est tout de suite teinté de deux couleurs. Pour certains, la diaspora recouvre tous ceux qui se trouvent hors du continent. Pour d’autres, la diaspora représente l’ensemble des individus à l’extérieur de leurs frontières. Suivant cette dernière, un Tchadien se retrouvant à Madagascar ferait partie de la diaspora tchadienne. En se référant à son étymologie cela signifie « dispersion » en grec ancien, celle d’une communauté à travers le monde.

Après avoir défini le terme clef de ce rassemblement, très vite s’est ont demandé si on comptait rentrer dans nos pays d’origine. Les réponses semblaient être dans l’ensemble positives bien que tout le monde n’ait pas répondu de vive voix. « Qu’est-ce qui peut vous retenir de rentrer ? » Pour beaucoup c’était le manque de structure. Malheureusement dans la plupart de nos pays, le gouvernement ne permet pas assez aux acteurs que nous sommes de nous développer professionnellement parlant. - « Si tu ne fais pas partie de l’état corrompu ou de l’armée tu ne pourras pas faire aboutir tes projets » Omar, Algérien. - Le continent étant vaste et riche en ressources, ce n’est pas l’envie qui manque pour rentrer. « L’Afrique est un dragon qui cherche un briquet à l’Occident ».

 

Et pour en revenir à notre « rôle » alors ? Qu’est-ce qu’on peut faire de là où on est ?
- « Il faut changer l’image qu’on a de l’Afrique » Esther, Ivoirienne - On fait beaucoup trop rimer Afrique avec pauvreté, détresse, sous-développement... Pourtant, on y trouve l’essentiel des matières premières les plus exploitées. C’est un processus qui prendra du temps, mais qui est nécessaire. Si nous n’agissons pas pour nos pays, personne ne le fera.

Mettre en avant nos atouts à travers notre culture, ne compensera certes pas le manque d’industrialisation et d’emplois mais permettra de véhiculer une image positive. Encourager nos confrères à se lancer dans l’entreprenariat afin de booster le développement économique du continent. 

Comme exemple concret, prenons le village Ourossogui au Sénégal, devenu une commune d’environ 20 000 habitants grâce à la contribution financière d’une partie de sa diaspora en France sur une quarantaine d’année. Ou encore les centres agro-écologiques Songhaï, véritables générateurs d’emplois. Initiative de Godfrey Nzamujo, ingénieur nigérian s’étant formé aux Etats-Unis. Des tas d’autres actions existent, à notre échelle on peut tous agir. Penser sur le long terme, pour des améliorations significatives.

Bien évidemment, après tels discours, certains rappellent qu’il faut beaucoup plus que de petites aides pour développer un pays. Le rôle du gouvernement reste majeur, d’autant plus que souvent, il représente un véritable frein à toutes actions qui n’iraient pas dans son sens. Sans un minimum de démocratie, on ne peut avancer. « Les gens ne rentrent pas au pays pour éviter de souffrir »

Pour clore ce débat, une dernière question a été lancée : quel engagement vous pouvez prendre aujourd’hui pour changer les choses ?
Le fait qu’on se soit réunis ce soir-là pour échanger ensemble sur ce genre de thème et pour nous cultiver les uns les autres à l’aide de nos propres connaissances est déjà un pas. Prendre conscience des choses et chercher des solutions nous poussera à entreprendre des actions encore plus concrètes et surtout déjà, nous motiver à sensibiliser notre entourage.

Minute interview
 

- Avec Aby, Sénégalaise

Un avis/ressenti à propos de cet événement, quelconque commentaire à faire ?

« J'ai beaucoup aimé le café débat. C'était enrichissant d'échanger avec des personnes notamment celles qui avaient des avis différents. Si j'avais une seule critique à faire ce serait qu’on n’est pas vraiment arrivé à une conclusion mais c'est assez compliqué d'en trouver une sachant que les pays sont vraiment différents. »

Super, merci beaucoup pour tes commentaires ! Si on réitère un événement de ce type tu reviendrais ?

« Oui si je suis dispo avec plaisir ! »

Kuakuvi Maéva, SG Aeda

Café - débat : "la part de responsabilité de la diaspora dans le développement du continent africain"

10 rue Sextius Michel 

Paris 75015

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